
Réalisateur: Nicolas Winding Refn
Genre: Action
Année: 2011
Note: 14/20
Synopsis: Un jeune homme solitaire, « The Driver », conduit le jour à Hollywood pour le cinéma en tant que cascadeur et la nuit pour des truands. Ultra professionnel et peu bavard, il a son propre code de conduite. Jamais il n’a pris part aux crimes de ses employeurs autrement qu’en conduisant et au volant, il est le meilleur. Shannon, le manager qui lui décroche tous ses contrats, propose à Bernie Rose, un malfrat notoire, d’investir dans un véhicule pour que son poulain puisse affronter les circuits de stock-car professionnels. Celui-ci accepte mais impose son associé, Nino, dans le projet. C’est alors que la route du pilote croise celle d’Irene et de son jeune fils. Pour la première fois de sa vie, il n’est plus seul.
Silencieux, violent et un peu fou fou
L’histoire d’un conducteur complètement cinglé, un peu comme dans « Le Transporteur », sauf que c’est beaucoup moins léger et beaucoup plus travaillé.
La prestation de Ryan Gosling est plus qu’honnête et je comprends mieux pourquoi le film a été nommé au festival de Cannes. Car ce sont bien là les deux points forts du film: c’est très bien filmé et les émotions dégagées par l’acteur sont parfaites. D’où le peu de dialogues, on en a pas besoin si tant est que l’on comprend ses réactions.
Alors évidemment, le silence est extrêmement pesant, à tel point qu’on en vient parfois à s’ennuyer dans certaines scènes, ce n’est pourtant pas plus gênant que ça dans le sens où les regards en disent plus que les dialogues.
L’histoire en elle-même n’a rien d’extraordinaire mais est suffisamment bien tournée pour rendre crédible cette sombre vengeance. La violence de certaines scènes peut même vous faire détourner la tête de l’écran par moment.
Personnellement, j’ai bien aimé le jeu d’acteur de Ryan Gosling et la manière de filmer. J’ai moins aimé les longs moments de silence et les questions sans réponses dans les dialogues. C’est réussi.





















