On l’oublie souvent mais les Black Eyed Peas sont nés en 1995 et étaient à l’époque 3 MCs. Cet article propose de revenir sur leur carrière en se concentrant sur la première partie. Car pour moi, il y a clairement un avant et un après The E.N.D. Certains les connaissent uniquement depuis le succès mondial de cet album, peu ont osé écouter leurs précédents.
En 1998, trois rappeurs se regroupent et forment les Black Eyed Peas. De cette naissance découlera un premier album intitulé « Behind the front » où les sons proposés sont tout simplement énormes, ils posent les bases d’un hip-hop funky et musicalement propre en plus d’être extrêmement bien écrit. Ecoutez plutôt:
J’aurais pu citer Karma ou Fallin’up ou encore What It Is qui sont certainement les trois chansons les plus connues mais ce ne sont pas mes préférées. Toujours est-il que l’album dans son ensemble est généreux, frais et équilibré même s’il n’est pas exempt de défauts. Les Black Eyed Peas commençait donc leur carrière de manière plus que correcte et on leur prédisait une superbe carrière à condition de rester sur cette lancée.
Et avec Bridging the gap, ça va continuer dans ce sens mais avec visiblement moins de sons monstrueux, du moins est-ce mon avis. Pourtant, il y a de très bonnes productions avec par exemple Weekends ou encore Release sans oublier la magnifique voix de Kim Hill sur Hot:
Mais c’est vrai qu’à part ces trois chansons, Bridging the gap ne m’a pas paru à la hauteur de Behind the front malgré les personnalités présentes sur l’album (Les Nubians, Mos Def, Wyclef Jean).
Puis vient Elephunk, album controversé car très différent des deux précédents. L’arrivée de Fergie y étant certainement pour beaucoup. Malgré la perte de quelques fans que nous appellerons des mordus de rap, les BEP deviennent un groupe qui vends beaucoup de disques et qui produit un hip-hop moins élitiste que précédemment. On connaît évidemment des titres tels que Where is the love?, Hey Mama, Shut Up ou Let’s get retarded mais ce n’est pas ce que j’ai retenu de l’album.
En effet, si l’on écoute entièrement Elephunk, on se rends compte que le titre de l’album n’est pas anodin puisque les influences Funk sont bel et bien là. J’en veux pour preuve l’excellentissime Smells like Funk:
Des choses plus étonnantes apparaîssent également, je pense à Anxiety en featuring avec Papa Roach. Avec Elephunk, le public visé est beaucoup plus large et comme l’album est loin d’être mauvais, ça marche du feu de dieu.
Dans la lignée d’Elephunk apparaît Monkey Business, album sans doute le plus stylé du groupe et surtout avec des featurings impressionnants. Jack Johnson, John Legend, James Brown, Justin Timberlake…Excusez du peu! A mon avis, c’est l’album le plus travaillé du groupe. Ca n’a certes plus rien à voir avec Behind the front mais c’est tout aussi agréable à écouter. Ma préférée restera sans doute They don’t want music en duo avec James Brown:
Et là c’est le drame!
Et oui car les Black Eyed Peas vont entamer ce qu’ils appellent une nouvelle ére musicale avec The E.N.D. Personnellement, je me suis arrêté à la première chanson. Le groupe fait maintenant partie de ce que j’appellerais la musique de nos jours, bourrée d’électronique, avec l’auto-tune et dénué de style. The Beginning ne fait que confirmer ce nouveau chemin pris par Will I Am et ses acolytes.









