Category Archives: Musique

Critique Musique : Doctor Flake – Paradis Dirtyficiels

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Artiste: Doctor Flake
Genre: Trip-Hop
Année: 2007
Note: 16/20

Qui c’est? C’est le Docteur! Entrez…

Critique: L’intro nous met tout de suite dans l’ambiance assez étrange et bizarre. L’album commence sur des mélodies de piano et on en vient très vite au survitaminé « Sueurs froides », meilleur morceau de l’album à mon goût car il est musicalement parfait et la montée en puissance est énorme.

L’atmosphère de l’album en général est assez étrange, « Colloque sentimental », « Le vaste Espace » ou encore « Doctor Snake? » nous jettent ce malaise à la figure tout en procurant un bien être agréable. Comme sur son précédent album, le docteur a excellemment bien travaillé, le découpage est parfait et les instruments très bien choisis.

Il nous glisse également des petites citations musicales montruant ses influences avec notamment Screamin Jay Hawkins sur « Au bonheur des drames ». Des phrases fortes et symboliques!

Ladies and Gentlemen, most people records songs about love, heartbreaks, loneliness, being broke…Nobody actually went out and recorded a song about real pain.
Screamin Jay Hawkins

Visionnez Sueurs froides, extrait de l’album:

I am s’associe à Ennio Morricone

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Cinq années sont passées depuis la sortie de l’album Saison 5, dernier album en date du groupe. Aujourd’hui et via le web documentaire Street Legends, Akhenaton parle un peu du prochain album du groupe intitulé I Am Morricone.

D’après ses dires, ce seront des thèmes très connus du compositeur de musique Ennio Morricone repris par I Am. Le rappeur nous dit que ce projet aurait du voir le jour en 1996 mais le groupe se concentrait sur L’école du micro d’argent à l’époque.

Ennio Morricone, c’est le monsieur qui a fait la musique d’Il était une fois dans l’ouest ou encore Le bon, la brute et le truand. Récemment, il a travaillé à la bande son de Kill Bill 1 et 2. Autant dire que c’est la classe!

Source Ici et .

Black Eyed Peas : The E.N.D n’a jamais aussi bien porté son nom

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On l’oublie souvent mais les Black Eyed Peas sont nés en 1995 et étaient à l’époque 3 MCs. Cet article propose de revenir sur leur carrière en se concentrant sur la première partie. Car pour moi, il y a clairement un avant et un après The E.N.D. Certains les connaissent uniquement depuis le succès mondial de cet album, peu ont osé écouter leurs précédents.

En 1998, trois rappeurs se regroupent et forment les Black Eyed Peas. De cette naissance découlera un premier album intitulé « Behind the front » où les sons proposés sont tout simplement énormes, ils posent les bases d’un hip-hop funky et musicalement propre en plus d’être extrêmement bien écrit. Ecoutez plutôt:

J’aurais pu citer Karma ou Fallin’up ou encore What It Is qui sont certainement les trois chansons les plus connues mais ce ne sont pas mes préférées. Toujours est-il que l’album dans son ensemble est généreux, frais et équilibré même s’il n’est pas exempt de défauts. Les Black Eyed Peas commençait donc leur carrière de manière plus que correcte et on leur prédisait une superbe carrière à condition de rester sur cette lancée.

Et avec Bridging the gap, ça va continuer dans ce sens mais avec visiblement moins de sons monstrueux, du moins est-ce mon avis. Pourtant, il y a de très bonnes productions avec par exemple Weekends ou encore Release sans oublier la magnifique voix de Kim Hill sur Hot:

Mais c’est vrai qu’à part ces trois chansons, Bridging the gap ne m’a pas paru à la hauteur de Behind the front malgré les personnalités présentes sur l’album (Les Nubians, Mos Def, Wyclef Jean).

Puis vient Elephunk, album controversé car très différent des deux précédents. L’arrivée de Fergie y étant certainement pour beaucoup. Malgré la perte de quelques fans que nous appellerons des mordus de rap, les BEP deviennent un groupe qui vends beaucoup de disques et qui produit un hip-hop moins élitiste que précédemment. On connaît évidemment des titres tels que Where is the love?, Hey Mama, Shut Up ou Let’s get retarded mais ce n’est pas ce que j’ai retenu de l’album.

En effet, si l’on écoute entièrement Elephunk, on se rends compte que le titre de l’album n’est pas anodin puisque les influences Funk sont bel et bien là. J’en veux pour preuve l’excellentissime Smells like Funk:

Des choses plus étonnantes apparaîssent également, je pense à Anxiety en featuring avec Papa Roach. Avec Elephunk, le public visé est beaucoup plus large et comme l’album est loin d’être mauvais, ça marche du feu de dieu.

Dans la lignée d’Elephunk apparaît Monkey Business, album sans doute le plus stylé du groupe et surtout avec des featurings impressionnants. Jack Johnson, John Legend, James Brown, Justin Timberlake…Excusez du peu! A mon avis, c’est l’album le plus travaillé du groupe. Ca n’a certes plus rien à voir avec Behind the front mais c’est tout aussi agréable à écouter. Ma préférée restera sans doute They don’t want music en duo avec James Brown:

Et là c’est le drame!

Et oui car les Black Eyed Peas vont entamer ce qu’ils appellent une nouvelle ére musicale avec The E.N.D. Personnellement, je me suis arrêté à la première chanson. Le groupe fait maintenant partie de ce que j’appellerais la musique de nos jours, bourrée d’électronique, avec l’auto-tune et dénué de style. The Beginning ne fait que confirmer ce nouveau chemin pris par Will I Am et ses acolytes.

Critique Musique : Kanye West & Jay-Z – Watch the throne

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Artiste: Jay-Z, Kanye West
Genre: Hip-Hop
Année: 2011
Note: 13/20

Les deux rois s’assieds sur le trône du Hip-Hop

Critique: A la première écoute, ce n’est pas forcément flagrant. Je n’était même pas enthousiaste du tout en écoutant les premières chansons. Et puis en l’écoutant une deuxième fois, force est de constater que les deux loustics ont encore une fois produit du très très lourd.

La première chanson No church in the wild nous montre toute l’étendue du génie de la production. Musicalement efficace, la chanson est très vite suivie par une autre tout aussi efficace et originale, Niggas in Paris. En même temps, avec Mike Dean ou Les Neptunes à la production sur la majeure partie des titres, on ne peut pas être déçus. Le sample de Nina Simone sur New day a enchanté mes oreilles.

C’est du côté des textes que l’on va plutôt être déçus. Les deux rappeurs n’offrent pas vraiment de nouveautés et insistent un peu trop sur les Motherf*** pour vraiment offrir quelque chose de stylé. Ils préfèrent rimer plutôt que de sortir des choses vraiment intéressantes.

Rien de très original donc mais c’est tout de même un très bon album. A écouter pour les musiques, pas pour les textes.

Critique Musique: David Guetta – Nothing but the beat

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Artiste: David Guetta
Genre: Electro
Année: 2011
Note: 09/20

Manque cruel d’originalité

Critique: Le DJ français continue sur sa lancée de One Love avec une liste d’artistes toujours aussi impressionnante.

Alors on pourrait se dire que ça va être aussi bon que le précédent mais il n’en est rien. Il se contente de poser ses mélodies au piano sur des beats dont l’efficacité n’est pas aussi bonne que précédemment. On a donc quelque chose de très amer et surtout de déjà vu, peut être s’est-il trop précipité?

Parlons un peu des featuring maintenant. On a vraiment du mal à reconnaître les voix des artistes tellement elles sont auto-tunées (A part Akon qui a une voix particulière), ce qui est fort dommage vu le talent de ces artistes. Seul le featuring avec Timbaland et Dev ressort un peu car il est très différent de ce que fait habituellement Guetta.

C’est sur que ça va marcher mais j’aurais préféré un peu d’innovation plutôt que de nous resservir la même limonade.

Critique Musique: Doctor Flake – Intervention chirursicale

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Artiste: Doctor Flake
Genre: Trip-Hop
Année: 2006
Note: 17/20

L’expert musical du sampling

Critique: Que cet album porte bien son nom. Ce mélange habile de samples sortis d’on ne sais ou magistralement couplé avec une rythmique hip-hop prononcée et efficace et somptueux. Effectivement, il s’agit bien de chirurgie musicale tant les morceaux sont découpés en dizaines de samples, mais que c’est bien monté. Le docteur nous démontre qu’avec des sons anodins, on peut faire de jolies choses, il suffit d’un peu de créativité et de folie.

Ce qui est bien avec les titres de chansons de cet album, c’est qu’ils reflètent parfaitement l’ambiance retranscrite lors de l’écoute. C’est ainsi qu’avec « Promenons-nous dans les bois » on a vraiment l’impression de se balader en forêt en sifflotant un air, « Associable » nous expulse toute la haine d’une personne dénuée de sociabilité et « Hypnose électrique » nous hypnotise grâce à l’énorme sample de guitare électrique. Tout ça fait de cet album un petit bijou à l’ambiance surréaliste.

Critique Musique: Lady Gaga – Born This Way

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Artiste: Lady Gaga
Genre: Pop, Electro
Année: 2011
Note: 14/20

Critique: On a beau critiquer Lady Gaga, lui reprocher d’en faire trop, d’être trop excentrique… elle arrive toujours à nous envoûter dans ses délires et ses mélodies diaboliques. Car il faut bien le dire, Born this way est un album particulièrement efficace; à la fois dans ses rythmes soutenus et dans ses mélodies sans grande originalité mais avec une touche qui n’appartient qu’à elle et qu’elle seule peut chanter d’ailleurs. Loin d’être parfait mais également loin d’être mauvais, l’album tend vers l’electro à la mode sans pour autant ressembler à du David Guetta même si on s’en rapproche par rapport à The Fame. Je retiendrais deux chansons: « Americano » pour ses sonorités très eighties et « Electric Chapel » pour la guitare électrique. Les paroles…bon bah c’est du Lady Gaga tout craché. « Jesus is my virtue » ou « Judas is the demon » devraient vous mettre sur la voie. L’album manque tout de même de variété pour mériter une meilleure note. Ca n’en reste pas moins un bon album de Club House et les Dancefloors devraient être blindés à son écoute.

Critique Musique: Martin Solveig – Smash

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Artiste: Martin Solveig
Genre: Electro
Année: 2011
Note: 13/20

Critique: Je dois dire que je suis un peu déçu par mon DJ préféré qui ne m’a pas emballé plus que ça dans son album. Pourtant, ça commençait plutôt bien avec le très efficace « Hello » qui avait tout pour annoncer un album coloré, musicalement travaillé et rythmé. Le problème, c’est que la majorité des chansons de l’album sont du même genre; C’est à dire avec un rythme très soutenu et surtout avec des mélodies très similaires. Ça manque cruellement de diversité. Si l’on écoute « Hello », « Ready 2 go » ou encore « Big In Japan », on entend à peu près la même chose. Et puis le petit côté funk qu’avait réussi à introduire Martin Solveig dans « C’est la vie » a complètement disparu, dommage! Seul « Racer 21″ m’a agréablement surpris par sa mélodie spécifique et agréable à écouter. Cette musique qu’on penserait tout droit sorti d’un jeu vidéo a tout pour plaire.

Critique Musique: Kanye West – My Beautiful Dark Twisted Fantasy

My Beautiful Dark Twisted Fantasy
Artiste: Kanye West
Genre: Hip-Hop
Année: 2010
Note: 12/20

Critique: Il aura au moins eu le mérite de revenir au hip-hop pur et dur après l’incompréhensible 808s and Heartbreak. Soyons honnête, c’est pas mal mais ça aurait pu être beaucoup mieux. L’album est très inégal, tantôt il nous sort des grosses productions comme Dark fantasy ou Monster, tantôt il nous sort des mélodies douces souvent agrémentées de piano mais qui manquent de punch. Les nombreux featurings n’amènent rien de nouveau, Kanye choisit de rapper les couplets et laisse les refrains aux jolies voix féminines de Rihanna ou Nicki Minaj. Cette dernière accompagne Jay-z et Kanye sur le morceau Monster, chanson musicalement aboutie et textuellement délirante.

Critique Musique: Abd Al Malik – Château rouge


Artiste: Abd Al Malik
Genre: Slam
Année: 2011
Note: 14/20

Critique: Quel changement. Malgré quelques poésies que l’on a l’habitude d’entendre chez Abd Al Malik, l’album est tout de même plus coloré, il y a moins de slam. Sur certains morceaux, il n’hésite pas à prioriser la musique plutôt que les textes, ce qui paraît improbable pour lui. Rassurons nous, il n’a rien perdu de son talent et certains textes sont vraiment touchants, mais je reste un peu sur ma faim. Finalement, Ma jolie et Goodbye Guantanamo sont entraînants, il y a deux ou trois chansons qui méritent d’être écoutés mais ce n’est pas aussi bon que les précédents albums, ou tout du moins, ce n’est pas du tout pareil.